10Déc

La soutenance de thèse de Léa Gondian se tiendra le Mardi 17 décembre à 10 h dans l’amphithéâtre du bâtiment Polytech (Campus Universitaire, Savoie Technolac, Bourget-du-Lac). Elle soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés « Application de l’analyse de sensibilité temporelle pour la description de la réponse thermique d’un bâtiment aux actions des habitants ».

Composition du jury proposé

M. Bruno PEUPORTIER, Directeur de recherche MINES PARIS-TECH, Rapporteur
M. Laurent MORA, Maître de conférences HDR à l’Université de Bordeaux, Rapporteur
M. Francis ALLARD, Professeur à l’Université de La Rochelle, Examinateur
M. Jean-Louis SCARTEZZINI, Professeur à l’EPFL, Examinateur
Mme Monika WOLOSZYN, Professeure à l’USMB, Directrice de thèse
M. Étienne WURTZ, Directeur de recherche au CEA/LITEN, Co-Directeur de thèse
Mme Catherine BUHÉ, Maîtresse de conférences à l’USMB, Co-Encadrante de thèse
Mme Jeanne GOFFART, Ingénieure de recherche à l’USMB, Co-Encadrante de thèse
M. Philippe MARÉCHAL, Ingénieur de recherche au CEA/LITEN, Invité
Mots-clés : Analyse de sensibilité temporelle globale, bâtiment résidentiel, confort d’été, action des occupants, indicateurs d’intensité et de persistance

Résumé :
Avec des vagues de chaleur plus fréquentes et plus sévères dans les années futures, les bâtiments construits aujourd’hui et qui seront exploités pendant plusieurs dizaines d’années, doivent assurer le confort des occupants malgré des conditions estivales caniculaires.
En phase d’exploitation, le pilotage automatisé des protections solaires, la surventilation mécanique nocturne et d’autres solutions techniques connaissent des limites en termes d’acception et d’appropriation par les occupants. Il est ainsi indispensable de repenser le bâtiment avec l’occupant au centre de la gestion du confort interne et comprendre l’influence de ces comportements avec ou sans systèmes sur la réponse thermique du bâtiment.
Ces travaux de thèse se sont ainsi intéressés au développement d’une méthodologie permettant de quantifier l’influence d’actions ciblées des occupants sur le comportement thermique de maisons individuelles. Basée sur des analyses de sensibilité globales couplées à de la simulation thermique dynamique, la démarche proposée consiste à déterminer l’intensité et la persistance avec lesquelles une action influence la température intérieure d’un bâtiment. Il en résulte la création de 5 nouveaux indicateurs. Ces indicateurs offrent la possibilité d’agréger les multiples informations fournies par les analyses de sensibilité temporelles réalisées et permettent ainsi d’exploiter aisément les résultats issus de cette approche temporelle. Les indicateurs ont été appliqués dans ces travaux de thèse sur une maison individuelle pour analyser plusieurs choix constructifs (ITE ou ITI) et plusieurs modes de gestion de la ventilation nocturne (mécanique ou naturelle) d’un même bâtiment. Il en ressort que la variante à forte inertie combinée à une ventilation naturelle nocturne rend le bâtiment plus confortable quel que soit le comportement de l’usager vis à vis des autres actions testées. L’ouverture des fenêtres la nuit est donc un éco-comportement à privilégier aux dépends de systèmes techniques coûteux et peu efficaces pour réduire la température du bâtiment. En contrepartie, dans cette configuration, le bâtiment est alors extrêmement sensible à la gestion des ouvertures de fenêtre par les occupants.