L’énergie, considérée comme stratégique, est un produit aux sources et aux formes particulièrement variées. La tradition enseigne des dominations successives (bois-vent-hydraulique ; charbon ; hydrocarbures ; électrification) alors que le bilan énergétique a toujours été diversifié. Effet de la concurrence, la connaissance des énergies, dont le développement et le renouvellement au cours de ces dernières années sont manifestes, ne progresse pas nécessairement au même rythme d’une source ou d’une forme à l’autre. Mais de la plurielle disparité des approches peuvent naître une dynamique confluence : tel est le pari et l’enjeu de ce colloque en ce temps de transition énergétique.
L’énergie la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas et la maîtrise de l’énergie sera au cœur de nos préoccupations plus particulièrement dans le secteur du bâtiment qui représente près de 50 % des consommations énergétiques alors que les moyens technologiques existent pour réaliser des bâtiments à énergie positive dont le développement est empêché par différents freins.
Le marché est dominé par la contestabilité : concurrences internes (entre formes de production, entre entreprises) et externes (rivalité d’autres énergies à l’amont, des auto-producteurs à l’aval et de nouveaux opérateurs). La concurrence entre les énergies a toujours existé et elle se complexifie car ses critères se démultiplient à l’époque contemporaine : il s’agit de répondre à une demande croissante et de plus en plus variée tout en satisfaisant des critères environnementaux, démocratiques et sécuritaires… sur fond d’épuisement des ressources qui ne sont pas physiquement reproductibles (charbon, gaz, pétrole…). De plus, en perspective historique, les raisonnements en termes d’intérêt général, d’optimum économique et de rationalité technique ont incontestablement fluctué selon les conjonctures et les acteurs. Comment faire la part des intérêts bien compris, des idéologies, voire de l’irrationnel ? Ruses du discours, recherche de généalogie des politiques ou évolutions profondes ? Innovantes nouveautés ou renouvellement du passé ?

30 novembre – 2 décembre 2009

Centre de Congrès « Le Manège » – 331, rue de la République – 73 000 Chambéry