Christian Ruyer-Quil (FAST, Orsay)

14 Mars 2013

 

Les films liquides tombants se rencontrent dans de nombreux dispositifs industriels, en génie des procédés (colonnes de distillation, réacteurs chimiques, échangeurs etc.), dans l’industrie

automobile (ruissellement sur pare-brise), l’industrie aéronautique (injection dans les moteurs, givrage

sur les ailes d’avion) etc. Ceux-ci présentent une dynamique très complexe, désordonnée en temps et en espace et structurée autour d’ondes non-linéaires isolées ou ondes solitaires. La présence de cette dynamique ondulatoire favorise de manière considérable les échanges de masse et de chaleur à l’interface du film mais aussi avec son substrat. Les mécanismes d’intensification de ces échanges sont encore mal connus.

Lors de ce séminaire, je discuterai brièvement les différentes approches de modélisation (élimination de la variable « rapide » qu’est la coordonnée normale au film et obtention d’équations moyennées décrivant la dynamique « lente » du film). Je présenterai ensuite des résultats récents concernant hydrodynamique d’un film en présence d’un contre-écoulement gazeux  en régime laminaire et j’expliquerai pourqoui un controler l’injection du liquide est une piste à explorer pour retarder l’apparition de l’engorgement dans des réacteurs à garnissages. Je présenterai également quelques

travaux plus anciens concernant la compétition entre instabilités Kapitza et Marangoni lorsque le film liquide s’écoule  sur une paroi chauffée.