Ana Maria Stefanoiu a soutenu sa thèse le lundi 20 mars 2017. Sa thèse a pour titre : Vers l’évaluation de la performance des bâtiments à haute efficacité énergétique.

 

Résumé de thèse

En France, le secteur du bâtiment est le principal consommateur d’énergie. En outre, le secteur de la maison individuelle représente environ 60% des constructions annuelles de logements. La construction des bâtiments à haute efficacité énergétique représente un grand pas vers l’économie d’énergie. Cependant, même si divers efforts sont déployés dans ce domaine, des outils et des méthodes manquent pour évaluer la performance énergétique de ces bâtiments. Cette évaluation doit permettre non seulement de comprendre les facteurs qui contribuent à cette performance mais également d’identifier les causes de la surconsommation, d’inconfort pour les occupants. Cette thèse vise à contribuer à cet objectif en proposant une approche d’évaluation de la performance énergétique d’un bâtiment. Pour cela on compare la performance réelle et la performance attendue en utilisant le monitoring et la simulation thermique dynamique. Cette approche s’appuie sur différents cas d’études dont principalement une maison individuelle, situé en un climat méditerranéen. Dans un premier temps, en phase de conception, nous utilisons des simulations thermiques dynamiques pour étudier l’impact du comportement sur les besoins énergétiques. L’objectif est d’analyser l’influence du scénario d’occupation sur le comportement du bâtiment et d’établir une plage de valeurs pour les besoins en énergie, basée sur des statistiques nationales. Le comportement du bâtiment est étudié en fonction de différents types de scénarii d’occupation, de consignes de température, de l’utilisation d’appareils domestiques et l’éclairage. Dans un second temps, l’accent est mis sur l’évaluation globale de la performance de l’enveloppe. Un test dynamique in situ innovant a été développé pour en évaluer la performance réelle. Ce test est applicable sur une période courte (de l’ordre de la journée) tout en maitrisant les débits d’infiltrations. La comparaison des résultats théoriques en régime stationnaire avec les résultats expérimentaux montre une bonne précision inférieure à 10%. Enfin, le suivi énergétique en continu des maisons performantes est étudié. Tout d’abord, des travaux sont réalisés dans l’optique de réduire le nombre de capteurs nécessaires au suivi, tout en minimisant la perte d’informations. Ensuite, une méthodologie d’instrumentation est développée et appliquée à une maison individuelle. Le suivi de cette maison a pu être étudié sur les six premiers mois de monitoring et a permis d’expliquer le comportement du bâtiment et ses consommations au regard de son usage et de faire le lien avec les prévisions faites en phase de conception.

 

Membres du jury

  • Monika WOLOSZYN – Directeur de these
  • Bruno PEUPORTIER – Rapporteur
  • Etienne WURTZ – CoDirecteur de these
  • Dirk SAELENS – Rapporteur
  • Godfried AUGENBROE – Examinateur
  • Stéphane PLOIX – Examinateur
  • Laurent MORA – Examinateur
  • Catherine BUHE – Examinateur