Noamen OMRI a soutenu le 25 juillet 2013 a 14H sa thèse de doctorat, intitulée :

 

« Effet des ondes électromagnétiques de très basses fréquences sur des systèmes biologiques complexe: les procédés de traitement des eaux à boues »

La soutenance a eu lieu en salle des conseils, au deuxième étage du bâtiment Chartreuse.

 

Résumé

 

L’origine de ce travail est principalement les effets biologiques potentiels des champs électromagnétiques et quelques faits observés par des clients de la technologie commercialisée par la société Planet Horizon SA.

Les essais de couplage du traitement aux ondes électromagnétiques et les procédés de traitements des eaux usées par boues actives sont réalisés à niveau industriel au sein de la STEP de Penthaz (Suisse) compose de 2 lignes parallèles et sur des pilotes de laboratoire en mode SBR. Le traitement électromagnétique de très basse fréquence (Antennes émettant deux fréquences harmoniques F1 et F2 < 10 kHz) est appliqué via 5 antennes au dans le bassin d’aération via 5 antennes ou une antenne dans le SBR directement. Dans une autre expérience des tubes, émettant les mêmes fréquences, sont utilisés pour le recyclage de la liqueur mixte  avec toujours une ligne de référence. Au niveau de la STEP, dans le bassin d’aération a permis une réduction de la quantité de biomasse produite au niveau de l’essai EM de l’ordre de 42,5% par rapport à ligne témoin. De plus, Ce traitement électromagnétique n’affecte pas la qualité de l’eau épurée puisque la quantité de DCO résiduelle est la même à la sortie des deux ligne (REF et EM) et le rendement d’abattement de la matière organique est de l’ordre de  94% pour les deux lignes. Par contre à l’échelle du laboratoire, les résultats obtenus après le couplage du traitement électromagnétique n’ont aucun effet sur la quantité de biomasse produite dans les différents essais avec antenne ou bobine comme étant des émetteurs d’ondes EM. De même, on ne remarque aucun effet significatif sur les rendements de dépollution.

La deuxième partie concerne l’application de ces mêmes ondes sur la formation de biofilm microbien. Les champs électromagnétiques visés sont des faibles champs de quelques dizaines de milli-teslas au niveau du générateur (tension de l’ordre de la dizaine de volts et intensité de l’ordre d’un ampère) avec des fréquences comprises entre 0 et 10 kHz ; deux ondes de fréquences harmoniques sont imposées simultanément. Le biofilm est quantifié au cours du temps grâce à la mesure de différents paramètres (densité optique, DCO, protéines, ATP, exopolysaccharides). Les résultats expérimentaux démontrent que l’onde électromagnétique limite la formation du biofilm si la continuité hydraulique est assurée entre la bobine électromagnétique et les supports de biofilm ; la quantité de biofilm mesurée est alors deux fois plus faible environ. Cependant, l’effet semble bactériostatique et non bactéricide : l’application de l’onde ne détruit pas le biofilm mais réduit sa formation et dès l’arrêt de l’onde, la vitesse augmente. Des signaux électriques de quelques millivolts et dans le domaine des très basses fréquences ont été détectés seulement dans la cuve en continuité hydraulique avec le générateur d’ondes et située à une distance  de 1m environ. Des mesures de champs électromagnétiques dans l’air  donnent des intensités de champs très faibles ne pouvant expliquer un effet thermique ou ionisant sur le biofilm.